Quelque dieux et héros de la mythologie romaine recensés par Thibault Gond

thibault gond

D’origine indo-européenne, la mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l’Égypte, la Syrie, etc.
Les Romains se sont appropriés puis ont adapté ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui se manifeste dans la religion romaine. Thibault Gond fait un focus sur 4 héros de la mythologie romaine.

Janus est le dieu romain des commencements et des fins

Ce dieu est l’un des plus importants pour les romains. Il n’existe pas chez les grecs. Il possède 2 visages et gouverne à la fois le ciel, la terre et la mer. Il est le dieu du commencement et le « gardien des portes ». A Rome les portes de son temple étaient fermée en temps de paix et ouvertes en temps de guerre : le dieu pouvait ainsi venir aider les armées romaines. T-Gond

Enée (en grec ancien Αἰνείας / Aineías, en latin Aeneas signifiant « de cuivre »)

Le prince Enée est l’un des héros de la guerre de Trois. Il est le fils de la déesse Aphrodite (appelée Vénus par les Romains) et d’Anchise, un humain. Lorsque les Grecs détruisent la ville de Troie, Enée s’enfuiet et se retrouve en Italie. Après de nombreuses aventures, il crée la ville de Lavinium non loin du lieu ou Romulus fondera la future Rome.

Romulus et Remus les jumeaux 

Selon la légende, ces jumeaux sont les descendants de Numitor roi d’Albe-la-longue, et d’Enée un prince grec venu de Troie. Romulus a fondé la ville de Rome en 753 av JC avant de faire tuer son frère. Thibault Gond nous a déjà raconté cette légende à travers un article du blog.

Les Sabines décryptées par Thibault Gond

Les Sabins sont un ancien peuple d’Italie. Selon la légende après la fondation de Rome, Romulus a fait enlever de jeunes Sabines pour les marier à des romaines. Une guerre a alors éclaté entre Sabins et Romain. Finalement, les Sabines bien traitées par leurs maris romains ont ramené la paix et favorisé l’union des 2 peuples.

Saturne, la divinité

Saturne est l’équivalent romain du dieu Cronos des Grecs (le père de Zeus/Jupiter) Selon les Romains, Saturne chassé de l’Olympe par Jupiter s’est réfugié en Italie auprès de Janus. Tous les ans, fin décembre les Romains célébraient de grandes fêtes en son honneur : les saturnales

Thibault Gond

Publicités

Les Romains et la Religion

Les Romains sont polythéistes ils possèdent deux sortes de dieux.

Les dieux de la cité, dominés par Jupiter, protègent la ville de Rome.

Les dieux de la famille et de la maison protègent seulement la famille qui les honore.

La puissance des dieux inquiète, il faut donc vivre en bonne entente avec eux, en reconnaissant leur supériorité, et donc en leur rendant un culte par les rites. La religion est simplement de la « diplomatie » avec les dieux : on recherche la paix des dieux.

Avant de prendre une décision importante, les Romains interrogent les dieux par l’intermédiaire de prêtres : les augures et les haruspices

L‘augure (du latin augur, is, nom animé) est, dans la religion romaine, un prêtre chargé d’interpréter les phénomènes naturels considérés comme des présages. Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter, maître des signes ; il était hors de question de partir à la guerre, de choisir l’emplacement d’un temple, de désigner un homme pour une fonction politique, sans consulter les augures. Les augures observent le vol des oiseaux : selon qu’ils passent à droite ou à gauch, l’avenir sera bon ou mauvais.

Un haruspice, ou aruspice, est un pratiquant de l’haruspicine, l’art divinatoire de lire dans les entrailles d’un animal sacrifié (notamment l’hépatoscopie : examen du foie censé représenter l’univers) pour en tirer des présages quant à l’avenir ou à une décision à prendre. Les haruspices examinent le foie d’un animal : selon sa forme ou sa couleur, ils disent si les Dieux sont satisfaits ou non.

Des offrandes et des Sacrifices 

Pour être placés sous la protection de leurs Dieux, les Romains leur offrent régulièrement des cadeaux comme des fruits, des gâteaux, du miel ou du vin, qu’ils déposent dans les temples. Dans certains cas, ils tuent aussi des animaux. Pour les grands sacrifices, ils leur arrivent de tuer en une fois plusieurs centaines de bœufs.